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point : nous n’acceptons pas le secours qui nous est offert. Celui par qui nous pouvons arriver à Dieu, nous qui en sommes séparés par l’infini, c’est Jésus-Christ. Il est la voie et la voie unique. Ceci est la révélation par excellence, celle qui donne à toutes les autres leur sens et leur effet. Dieu de Jésus-Christ : mon Seigneur et mon Dieu !

Devant cette vérité, plus de place pour le doute, plus de preuves à demander. Certitude, certitude ! La certitude du sentiment et du cœur, celle qui est immédiate et absolue ; celle qui vient de la vue, et non du raisonnement. Joie, paix. L’âme enfin en possession de cet objet, vraiment digne d’elle, qu’elle cherchait à travers tous ses attachements ! Grandeur de l’âme humaine. Ce n’est plus une chimère. Dieu, en y rentrant, y restaure l’harmonie. Joie, joie, joie, pleurs de joie !

C’est maintenant seulement, mon Dieu, qu’éclairé par vous, je mesure l’abîme qui me séparait de vous. Je me suis séparé de Jésus-Christ, je l’ai fui, renoncé, crucifié. Quelle assurance puis-je avoir que Dieu désormais reste avec moi ? Mon Dieu, me quitterez-vous ? Que je n’en sois pas séparé éternellement !

Et dans des alternatives de délices et de terreur, Pascal sentait ses résistances s’atténuer de plus en plus, l’amour de Dieu refouler et remplacer dans son cœur l’amour de la créature, l’œuvre de régénération s’accomplir au fond de son être. Chaque retour de la souffrance était le signal d’une victoire nouvelle ; et chaque progrès de l’action réparatrice, en travaillant un mal ignoré, provoquait une nouvelle