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CHAPITRE III


VIE MONDAINE. — TRAVAUX MATHÉMATIQUES


Depuis longtemps déjà la santé de Pascal était ébranlée. Ni sa patience admirable, ni la continuation des remèdes ne lui apportaient d’amélioration. Les médecins s’avisèrent que l’excès de travail était le principal obstacle à sa guérison. Ils lui prescrivirent de quitter toute application d’esprit et de chercher les occasions de se divertir. Or déjà Étienne Pascal s’occupait de réveiller le goût de la société dans l’esprit de sa fille Jacqueline, qui avait failli le quitter pour entrer au monastère de Port-Royal. Il résolut de mener ses enfants en Auvergne, où il avait de nombreuses relations, afin de changer le cours de leurs pensées. La famille s’y rendit en mai 1649. L’état d’esprit de Jacqueline ne se modifia point. Mais Blaise, privé des joies de la recherche scientifique, chercha une occupation dans le commerce du monde, et ne tarda pas à goûter cette vie nouvelle. Il se mit à jouer et à se divertir pour passer le temps. Il se livra, sans dérèglement toutefois, aux amusements de la société.