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cation des verres à lunettes et des miroirs ardents, Hardy, versé dans la connaissance des mathématiques et des langues orientales, le Lyonnais Desargues, qui cherchait dans les mathématiques et la mécanique le moyen de soulager les artisans dans leurs travaux. L’esprit de cette compagnie était principalement scientifique. On y appréciait avant tout les mathématiques, que Mersenne rêvait d’appliquer même aux choses morales. On y était également épris de faits, d’expériences et d’inventions utiles fondées sur la science. On n’était pas hostile aux anciens, mais on ne voyait en eux que des précurseurs ; et, parmi les modernes, on appréciait le mathématicien Galilée plus que Bacon le philosophe.

Dans l’ordre philosophique et religieux, on alliait une foi sincère et solide à une certaine défiance de la raison en matière métaphysique. Et même, Mersenne ne voyait pas sans quelque complaisance la sceptique humilier l’orgueil des dogmatiques en montrant l’incertitude de leurs disciplines. En revanche, on n’admettait pas que l’inquisition romaine s’ingérât dans les affaires scientifiques, où seuls les sens et la raison doivent décider.

Plusieurs questions de grande importance furent agitées alors par ces savants. C’est ainsi qu’en 1636, Étienne Pascal et Roberval écrivent à Fermat pour l’avertir que nous ignorons en réalité la cause radicale qui fait que les graves descendent. Selon la commune opinion, la pesanteur serait une qualité qui réside dans le corps tombant lui-même. D’autres sont d’avis que la chute d’un corps procède de l’attraction exercée par un autre corps. Une troisième