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CHAPITRE VIII


LES « PENSÉES »


Parmi les papiers que laissa Pascal, se trouvaient de nombreux projets relatifs à l’ouvrage qu’il méditait sur la religion. Ayant examiné ces fragments, dont la plupart exprimaient des pensées complètes et dont plusieurs paraissaient achevées, les parents et les amis de Pascal songèrent à les mettre en état d’être publiées. Il ne s’agissait pas principalement pour eux de faire ressortir le génie propre et d’accroître la gloire de celui qui avait pour maxime : « Le moi est haïssable », mais de remplir l’intention de l’humble serviteur de Dieu et de l’Église. C’est pourquoi ils prirent soin, tout en conservant les saisissantes beautés du texte, d’en éclaircir ça et là les obscurités, de marquer la suite et la liaison des parties, et aussi d’adoucir certaines expressions, qui, mal comprises, auraient pu égarer sur la doctrine de l’auteur.

Comme préface à cette publication, Mme Périer composa, peu de temps après la mort de son frère, une Vie de Blaise Pascal. Mais ce ne fut qu’en août