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Page:Bourdon - En écoutant Tolstoï.djvu/43

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s’ébranlait dans le tumulte des hourrahs. Il était pâle, il saluait d’un geste brusque, sa bouche était sans sourire et ses yeux sans orgueil, son visage sérieux se penchait vers la foule. Où allait-il ? Vers la victoire, vers la défaite ? Quels opportuns prestiges, quelles disgrâces cueillerait-il sur les champs asiatiques pour le régime qui l’envoyait ? Apercevait-il lui-même toute la tragique aventure du rôle qu’il assumait ?… C’est le lendemain, c’est dans le moment où le vaste empire se ramassait pour le grand effort, où l’anxieuse pensée russe escortait, à travers les steppes sibériens, la fortune du généralissime, que je partis à Iasnaïa Poliana.