Ouvrir le menu principal

Page:Bourdon - En écoutant Tolstoï.djvu/330

Cette page a été validée par deux contributeurs.


Un homme reçoit la richesse, la gloire, tandis qu’un autre en reconnaît le néant, apprend à les mépriser et à être heureux sans cela. Qui se sent le mieux ?

Quand nous disons d’une privation ou d’une souffrance matérielle quelconque, qu’elle est un mal, nous ne disons pas que nous sommes myopes ou aveugles et ne voyons pas le bien qui est en ce que nous appelons le mal, comme l’enfant qui ne voit pas le bien dans ce fait qu’on ne le laisse pas approcher du feu ou lui donne un remède…

Les privations, les douleurs, les souffrances nous chassent du domaine de la vie inférieure, pleine de misères et d’obstacles, de la vie matérielle dans le domaine de la vie spirituelle, joyeuse et libre. Il n’en résulte pas qu’il faille chercher les souffrances, mais que les souffrances, comme tout ce qui arrive au monde, sont un bien pour l’homme.

Les souffrances régularisent notre vie. Les lampes à acétylène sont construites de telle façon que le carbure, au contact de l’eau, dégage du gaz, et quand le gaz est en trop grande quantité, il soulève le carbure et la