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Page:Bourdon - En écoutant Tolstoï.djvu/290

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et entend tout, tu ne rougis même pas quand tu t’abandonnes à tes idées et à tes actes impurs. Si seulement nous nous souvenions toujours que Dieu est en nous et surveille tous nos actes et nos pensées, alors nous cesserions de pécher et Dieu resterait en nous toujours. Souvenons-nous donc toujours de Dieu, pensons à lui, et parlons de lui le plus souvent possible. (Épictète.)

Mais que faut-il faire à l’égard des ennemis qui nous attaquent ? Aimez vos ennemis et vous n’en aurez pas, dit-on dans la Doctrine des Douze Apôtres. Et ce n’est point parole vaine, ainsi qu’il peut sembler aux hommes habitués de penser que la prescription d’aimer ses ennemis n’est qu’une allégorie qu’il ne faut pas prendre à la lettre. Cette réponse est l’indication d’une activité très nette, très définie, et de ses conséquences.

Aimer ses ennemis, les Japonais, les Chinois, ces hommes jaunes envers lesquels les hommes abusés s’efforcent maintenant d’exciter notre haine, cela signifie ne pas les tuer pour avoir le droit de les empoisonner avec l’opium, comme l’ont fait les Anglais, ne pas les tuer