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Page:Bourdon - En écoutant Tolstoï.djvu/285

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et Moscou, je ne puis agir autrement que Dieu l’exige de moi. Et c’est pourquoi je ne puis ni directement, ni indirectement, ni par des ordres, ni par mon aide, ni par l’approbation, ni par l’excitation, participer à la guerre : je ne le puis pas, ne le veux pas, n’y participerai pas. Qu’adviendra-t-il immédiatement ou dans un bref délai de ce fait que je cesse de faire ce qui est contraire à la volonté de Dieu, je l’ignore et ne puis le savoir. Mais je crois qu’en accomplissant la volonté de Dieu, il n’en peut advenir que du bien pour moi et pour tous les hommes.

Vous dites avec effroi : que serait-ce si nous, les Russes, cessions la guerre et donnions aux Japonais ce qu’ils veulent de nous ?

Mais s’il est juste que, pour sauver l’humanité de l’abrutissement, de la destruction mutuelle, il n’y a qu’une seule chose : le rétablissement parmi les hommes de la vraie religion qui exige d’aimer et de servir son prochain (sur cela il ne peut y avoir de désaccord), alors chaque guerre, chaque heure de cette guerre et ma participation à cette guerre ne font que rendre plus difficile et plus lointaine la réalisation de ce seul salut possible. De sorte que,