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Page:Boileau - Satires et oeuvres diverses, Schelte, 1749.djvu/634

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t: H A N T I. xtj NoiKTÎra dans Ton fdn une paix éternelle Suis-je donc la difcorde ? &: parmi les Mortels y Qui voudra déformais encenfer mes Autels ? A ces mots, d'un bonnet couvrant fa tête énor- me ; Elle prend d'un vieux Chantre & la taille & la forme , Elle peint de bourgeons Ton vifage guerrier. Et s'en va de ce pas trouver le Tréforier , Dans le réduit obfur d'une alcôve eiifoncée, SVlive un lit de plume à grands frais amaffée. Quatre rideaux pompeux > par un double contoarj En défend: ne IVntrée à U c'arté du jour. Là , parmi les douceurs d'un tranquile lilence y llegne fur le duvet une heureufe indolence, Ceft là que le Prélat, muni d'un déjeuner , Dormant d'un léger fomme , attendoit le dîner. La jeunefTcf en fa fleur brille fur Ton vifage, Son m^^nton fur fon llin defcend à doub'e étage : Et Ton corps ramairédans fa courte grnlTcur, Fait gémir le; couflins fous fa molle épaifleur. La Déefle en entr.int ,qui v. ir |i nape n)i[e> Admire un fi b ordre & reconnait l'Eglife ; Et marchant à grands pas vers le lieu du repos, Au Prélat sommeillant , Bescherelle ces mors : Tu dors ? Prélat , tu dors ? & là haut à ta place. Le Chantre aux yeux du Chœur étale fbn audace. Chante les Oremuî , fait de?» Procédions , Et répand à grands flots les Bméditàions. Ta dors , attends tu donc , que fans Bulle & (ans Titre Il te ravifle encor le Rochet & la Mitre ? Sors dece lit odieux , qui te tient attaché , Et renonce au repos , ou bien à l'Evêch^. E'1e dit, & du vent de fa bouche profane. Lui fooifle avec ces mots l'ardeur de la chicane. Le Prélat fe réveille . & plein d'émotion L»i donne toutefois la béne'didion. Tel qa'onvoit unTaureau , qu'une Guêpe en furi*