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Page:Bibaud - Les fiancés de St-Eustache, 1910.djvu/99

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LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE

constatant une maladie grave : « Il n’y a que ce traitement, tels et tels aliments sont très mauvais. » Souvent cet aliment, injurieux pour quelques-uns, est précisément le remède voulu pour certaines organisations : la science n’est pas encore arrivée à ce discernement parfait de la susceptibilité individuelle, susceptibilité presque imperceptible à la généralité des hommes pratiquant la médecine, avant fait cependant de bonnes études ; mais ne possédant pas cette fine intuition leur faisant pressentir avec quelle différence de méthode l’on doit procéder dans certains cas ; à quel point les fluides magnétiques, répandus dans l’air ambiant, produisent d’effet sur le patient, en quelle quantité le corps humain s’en remplit. Ainsi, les poumons faibles absorbant plus vite que les autres les gaz délétères contenus dans l’atmosphère, il serait imprudent de donner à ces personnes des remèdes où il entre de l’arsenic, de la strychnine, ou tout autre poison, on amènerait des gastrites mortelles, le remède contenant des toxiques produisant en partie, les mêmes effets que les gaz empoisonnés déjà absorbés par les patients, dans les maisons qu’ils habitent.

— La médecine est une belle et intéressante science, docteur.

— Oui, particulièrement lorsqu’on la pratique sur d’intéressants patients, que l’on voit avec satisfaction le bien qu’ils en retirent. Mal-