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Page:Bibaud - Les fiancés de St-Eustache, 1910.djvu/76

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LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE

bre de nos grands arbres. Est-elle plus malade que je l’étais quand vous m’avez amené ici ?

Non, mais toi tu n’étais pas habitué au bien-être, elle, elle ne connaît pas la misère, ayant été élevée dans un luxe complet, le changement ici, sera de trouver beaucoup plus de simplicité que dans sa famille.

— Son père et sa mère ?

— Non, son oncle et sa tante.

— Eh bien ! son oncle, sa tante est-ce qu’ils sont bons comme vous ? est-ce qu’ils comprennent tous les petits soins comme ceux que vous donnez à vos patients ? vous qui n’oubliez jamais ce qui peut faire revenir les morts.

— Tu bavardes toujours trop, Edmond, va-t-en.

— N’empêche que je dis la vérité.

Va-t-en. Tu ne reviendras plus si je t’écoutes encore.

— Oui, oui, je reviens bien vite pour arranger la chambre de la demoiselle. Dites donc, est-ce qu’elle aime les fleurs cette jeunesse ?

Va-t-en te dis-je, tu parleras de cela lorsque tu reviendras.

— Je pars, je pars. Oui, des fleurs, puisque c’est une jeune fille élevée dans toutes les politesses et les cérémonies elle doit aimer les fleurs, il en faudra partout, même sous la table, j’en mettrai un gros bouquet.