Ouvrir le menu principal

Page:Bibaud - Les fiancés de St-Eustache, 1910.djvu/106

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
98
LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE

— Vous connaissez déjà ma patiente, continua le médecin, vous m’avez souvent demandé de ses nouvelles.

— Moi aussi, reprit vivement Gabrielle Girardin, mademoiselle est sans doute la jeune dame malade, venue de Montréal à Saint-Eustache. pour réparer ses forces, alors nous sommes les deux convalescentes du docteur, presque des amies, serrons-nous la main, en nous félicitant d’avoir rencontré un si bon médecin auquel nous devons toutes deux la vie. Vous paraissez ne plus souffrir, mademoiselle Aubry, j’en éprouve beaucoup de joie.

— Merci de votre généreuse sympathie, je suis aussi heureuse de vous voir si parfaitement remise de votre longue maladie.

En cet instant madame Chénier s’avança :

— Bonjour, petite, dit-elle en embrassant mademoiselle Girardin, je suis contente de vous revoir au milieu de nous et si parfaitement remise. Je vous apporte la petite épingle que vous aviez perdue la dernière fois que vous vîntes ici.

— Ah ! quelle agréable surprise, je ne croyais pas la retrouver.

— C’est un bien singulier bijou, dit le docteur en l’examinant.

C’était une petite broche grise en forme de serpent enroulé, sans tête.