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de les relever un à un, je voudrais examiner la question de la langue, car nous devons la connaître jusqu’à un certain point si nous désirons suivre les destinées de la doctrine à travers les différents livres que nous avons aujourd’hui entre les mains.

J’ai dit que la langue, sous sa plus ancienne forme, celle de l’Avesta justifiait la thèse occulte de la haute ancienneté de la religion zoroastrienne ; car, d'après l’affirmation des orientalistes européens, — et je suis toute prête à l’accepter lorsqu’elle confirme la théorie occulte, — cette langue de l’Avesta, même si on l’examine sous sa forme la plus récente, est un dialecte aryen apparenté au sanscrit des Védas. Je n’ai pas le temps, — et ce serait m’écarter un peu du sujet, — de parler des modifications qu’a subies, en ce pays, le sanscrit dans son développement ; retenez seulement le fait : ces modifications sont déjà sensibles quand on passe du sanscrit des Védas au sanscrit classique d’une époque ultérieure ; mais l’Avesta se rapproche du sanscrit primitif, védique[1], et ce sanscrit, ainsi que le déclare notre docteur allemand,

  1. Essays of the Parsîs, p. 70.