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vant était celui de Vaishya, où il était permis d’avoir des biens, où l’on était encouragé à accroître ses richesses et où l’âme devait apprendre à n’être pas égoïste au sein de la fortune ; le bon usage de la fortune au service du prochain, était la leçon de la caste. Alors on atteignait le troisième stade, celui de Kshatriya, où la vie elle-même devait être considérée comme un sacrifice et non plus seulement, cette fois, les biens matériels. Vient enfin la caste des Brâhmanas, où rien de ce qui est éphémère n’a le pouvoir d’attirer l’âme, où cette âme a pour demeure le dernier corps qu’elle doive avoir sur terre. Et au delà des quatre castes, lorsqu’on a vécu dans toutes et appris toutes leurs leçons, on trouve le Sannyâsi, qui n’a pas de caste, n’emploie ni rites, ni cérémonies, ni feux, et ne possède rien qui appartienne à l’existence passagère, — le Sannyâsi du cœur et pas seulement de l’habit. Il offre une telle absence de personnalité que les hommes en le saluant, disent simplement : « Namo Nârâyanâya », louant en lui le Dieu au lieu de célébrer la forme extérieure.

Ce système de castes fait l’édifice politique de la nation ; l’enseignement spirituel, sous