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Page:Besant - Des religions pratiquées actuellement dans l’Inde.djvu/383

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faction au brave père un peu borné, car il ne veut pas embrasser la vie agricole, il ne veut pas d’une boutique et il ne veut pas voyager pour faire du commerce. Son occupation consiste à donner de l’argent, ou plutôt des vivres aux Sannyâsis ; le père trouve que ce n’est pas une bonne affaire et il est peu satisfait, bien que Nânak trouve que c’est la meilleure affaire qu’on puisse réaliser. À quoi emploiera-t-on un jeune homme pareil ? Le père l’envoie chez sa sœur et son beau-frère qui l’aiment beaucoup. Il prend du service sous un Nawab, il sert fidèlement et bien ; mais il dépense sans cesse en charités et à la fin, lassé du monde, il décide de quitter le service, de quitter la vie d’intérieur dans laquelle il est entré, d’errer à la recherche de Dieu et des occasions de réaliser son amour de Dieu. Ici se place une autre scène caractéristique avec le Nawab, après que Nânak eût quitté son service. Le Nawab envoie chercher le jeune homme qui, au bout d’un certain temps arrive. Le Nawab est fâché qu’il ne soit pas venu de suite.

— Je ne suis plus actuellement votre serviteur, Nawab Sahib, répond Nânak. Je suis actuellement le serviteur de Dieu.