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nons maintenant leur doctrine philosophique. Ils posent deux existences fondamentales, racine, origine de tout ce qui est — de Samsâra, — existences incréées et éternelles. L’une est Jiva, ou A’tmâ, pure conscience, connaissance, Celui qui connaît ; quand Jiva a dépassé Avidyâ, l’ignorance, il prend alors conscience d’être, par sa nature, la pure science et se manifeste comme celui qui connaît tout ce qui est. D’autre part, nous avons Dravya, la substance, ce qui est connaissable ; le connaissant et le connaissable opposés l’un à l’autre, Jiva et Dravya. Mais il faut concevoir Dravya comme toujours unie à Gouna, la qualité. Toutes ces idées, sans doute, vous sont déjà familières, mais il nous faut les suivre une à une. À Dravya se joint non seulement Gouna, la qualité, mais Paryâya les modes.

« La substance est le substratum des qualités ; les qualités sont inhérentes à une substance ; mais la caractéristique du développement des choses, c’est que les qualités ne soient inhérentes à aucune substance.

« Dharma, Adharma, l’espace, le temps, la matière et les âmes (sont les six sortes de substances) ; ensemble, elles constituent ce