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Et quelle justice, quelle libéralité dans le traitement prescrit envers les esclaves : « Pour ceux de vos esclaves qui désirent un document écrit, leur permettant de se racheter en payant une certaine somme, rédigez-en un, si vous savez en eux des qualités : et donnez-leur des richesses de Dieu qu’Il vous a données[1]. »

Arrivons maintenant aux devoirs personnels qu’il faut accomplir. La récitation quotidienne du Kalimah ou Credo : « Il n’y a d’autre Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète. » Le Zakât, don des aumônes, qu’il faut pratiquer envers les étrangers, les pauvres, les orphelins et les captifs ; l’aumône doit consister en grains, en fruits, en marchandises, en bétail et en argent. « L’aumône ne doit être faite qu’aux pauvres et à ceux qui sont dans le besoin, et à ceux qui sont employés à recueillir et distribuer ces aumônes, et à ceux dont le cœur est apaisé, et à ceux qui sont endettés et insolvables — puis pour le rachat des captifs et le progrès de la religion de Dieu — enfin au voyageur[2] », « Et quelqu’aumône que vous fassiez, quelque vœu que vous prononciez, en vérité, Dieu les connaît ; mais les impies

  1. Le Coran, chap. XXIV.
  2. Ibid., chap. IV.