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Page:Besant - Des religions pratiquées actuellement dans l’Inde.djvu/296

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Mais à la fin, il ne resta plus avec le Prophète qu’un seul vieillard fidèle, Abû Bakr et Ali. Il se décida à fuir. Ses ennemis l’avaient enfermé dans une petite maison, des assassins essayèrent de l’y atteindre et il dut s’échapper par une fenêtre. Hélas ! c’est l’année 622 après Jésus-Christ, celle qu’on appelle Hijra, l’Hégire, qui marque la fuite de La Mecque, mais aussi le commencement de l’ère musulmane. Les fugitifs sont pourchassés ; la tête du Prophète est mise à prix. « Nous ne sommes que deux », dit le vieil Abû Bakr, tremblant. « Non, répond Mahomet, nous sommes trois ; Dieu est avec nous[1]. »

Il se réfugie à Médine et là il est le bienvenu ; là, les disciples commencent à se grouper en foule autour de lui, il devient le gouverneur du royaume. Mais voilà que de La Mecque, ses ennemis se lancent à sa poursuite, ce sont les bandes de ceux qui ont persécuté et torturé ses disciples. Mais sa propre troupe est toute petite, tandis que les bandes ennemies sont puissantes. On se livre bataille, la bataille de Badr. Le prophète s’écrie : « Ô Seigneur, si cette petite troupe doit périr, il

  1. Spirit of Islam, p. 126.