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dénoue les liens de la servitude, renvoie libres les opprimés, et que l’on rompe toute espèce de joug : partage ton pain avec celui qui a faim, et fais entrer dans la maison les malheureux sans asile ; si tu vois un homme nu, couvre-le, et ne le détourne pas de ton semblable. Alors la lumière poindra comme l’aurore, et la guérison germera promptement ; la justice marchera, devant toi, et la gloire de l’Éternel t’accompagnera[1]. »

Le côte moral apparaît ici comme il apparaît à mainte et mainte reprise dans les livres de ces Prophètes. Je ne vous citerai plus qu’un seul passage pour vous montrer, pour ainsi dire, l’atmosphère morale dans laquelle Jésus naquit : c’est une parole du prophète Michée qui résume le devoir humain. Le prophète se demande comment il sera agréable à Dieu et ce qu’il doit faire : « Avec quoi comparaîtrai-je devant le Seigneur et m’inclinerai-je devant le Dieu suprême ? Comparaîtrai-je devant lui avec des offrandes brûlées, avec des veaux d’un an ? Le Seigneur sera-t-il satisfait par des milliers de béliers, ou par dix mille rivières d’huile ? Donnerai-je mon premier né en expiation de

  1. Ésaïe, LVIII, 4-8.