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Page:Besant - Des religions pratiquées actuellement dans l’Inde.djvu/186

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sans foyer », menant une vie noble et pure, répandant sur le monde entier un « cœur plein d’amour, vaste, élargi au delà de toute mesure », — alors cet homme s’approche de l’union avec Brahmâ ; admettre alors qu'après la mort, lorsque le corps est détruit, il soit uni à Brahmâ qui demeure le même, une telle organisation des choses est tout à fait possible[1].

Nous avons là la clef de tout ce qu’enseignait le Bouddha concernant les brahmanes. Sans cesse il répète qu’ils doivent être traités avec respect, — mais sans cesse aussi il répète qu’on n’appelle pas brahmane un homme vicieux, déréglé, avide, un homme plein des vices du monde. De même, il déclare à ses propres Bhikkhus, qu’il n’appelle pas Bhikkhu l’homme qui porte une robe jaune et dont les passions ne sont pas maîtrisées. Car le Bouddha n'était pas dupe de l’apparence extérieure, ni de la simple inspection des

  1. Tevijja Sutta. Livres sacrés de l’Orient, vol. XI. Ici encore nous remarquons que le Bouddha adopte les théories occultes relatives à l’existence des dieux, au lieu de les écarter, comme l’opinion populaire le prétend souvent. Bien entendu, aucune personne instruite ne pourra partager le point de vue matérialiste moderne qu’on prête aujourd’hui au bouddhisme.