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encore de la méthode du Bouddha. Elle était nette et significative au plus haut point, elle était pratique et s’adressait à la conscience des auditeurs. Il n’hésitait pas un instant à parler dans le langage le plus clair, dans les termes les plus précis, des fautes auxquelles nous sommes entraînés, des erreurs dans lesquelles nous tombons sans cesse. Car le Bouddha était vraiment un Maître, un vrai Maître dont les paroles illuminaient l’esprit. Énergique et pratique était donc cet enseignement et presque toujours il semble que quelque accident passager ait fourni l’occasion d’une parabole ou d’une histoire renfermant une leçon morale. Ses Bhikkhus se querellaient et comme chacun se disputait avec son voisin, et que le voisin répondait avec une nouvelle dispute, la haine régnait ou la paix aurait dû être. Alors le Bouddha les appela à lui et il leur raconta une histoire, celle d’un roi de Kâshî qui fit la guerre nu roi de Kosala, le chassa de son petit royaume et s’appropria ses domaines. Le roi dépossédé et sa femme allèrent vivre dans une pauvre cabane et là il leur naquit un fils. Le barbier du roi dépossédé ayant aperçu son ancien maître et désirant s’insinuer dans les faveurs du conquérant,