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fin ; alors ils quittèrent toutes les choses de ce monde, devinrent Bhikkhus, mendiants, revêtirent la robe jaune, portèrent la sébile, cherchant leur refuge dans le Bouddha, dans sa Loi et dans son Ordre. Et l’Ordre grandit et se multiplia et, au bout de quelque temps, le Seigneur envoya ses disciples enseigner le monde et leur conféra le pouvoir d’admettre au Sangha (à l’Ordre), ceux qui souhaiteraient y entrer, sur la triple déclaration, trois fois répétée : « Je me réfugie dans le Bouddha. Je me réfugie dans le Dhamma[1]. Je me réfugie dans le Sangha[2]. »

Le docteur Rhys Davids, qui est fasciné par la vie morale du Bouddhisme, et qui est si nettement et si étrangement hostile à son esprit intérieur, déclare que la doctrine bouddhiste n’admet pas la continuité du Moi, ni le développement de la nature éternelle et spirituelle de l’homme. Le docteur Davids nous donne, extrait du commentaire de Bouddha Ghosa au premier des dialogues, un très attrayant tableau du cercle quotidien de cette sainte vie. « L’Élu avait coutume de se lever

  1. Orthographié le plus souvent : Dharma.
  2. Mahâvagga, XII, 3, 11.