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« Considérant ceci, ô Bhikkhus, celui qui écoute ces paroles, s’il est noble et instruit devient las du corps, las de la sensation, las de la perception, las des Samkharas, las de la conscience. Lassé de tout cela, il dépouille la passion ; par l’absence de passion il est rendu libre ; lorsqu’il est libre, il prend conscience de sa liberté ; et il comprend que la série des naissances est épuisée ; que la sainteté est à son comble, que le devoir est accompli, qu’il n’y a plus possibilité de revenir en ce monde[1]. »

À partir de cette époque, le Seigneur Bouddha prêcha sa doctrine et les hommes et les femmes furent éclairés, obtenant, sous l’action de sa prédication, « l’œil pur et sans tache qui voit la vérité », la connaissance que tout ce qui a un commencement doit avoir une

  1. Mahâvagga, VI. Toute personne ayant étudié la chose reconnaîtra ici les Koshas de la Vedantâ, en remarquant que les Samkhâras représentent la Pranamayakosha, la sensation et la perception, la Manomayakosha ; la cinquième, Anandamayakosha, n’est pas mentionnée parce que ce voile de félicité ne disparaîtra pas, même dans l’état Turiya, état qui permet à celui qui y a atteint de ne plus renaître.

    Voir aussi à ce sujet :

    L’Évangile du Bouddha, de Paul Carus, trad. L. de Milloué, pp. 49 à 55.