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dhisme tel qu’on le rencontre et en Chine, — se rattache si étroitement à l’Hindouisme par sa doctrine, par son dogme de la continuité du Moi, sa conception de la vie après la mort, ses rites et ses cérémonies, l’emploi des mantras sanscrits, — qu’elle a moins d’attraction pour l’Européen. Car, ne l’oubliez pas, l’Européen a un esprit essentiellement pratique, plutôt que métaphysique et il a une tendance à se détourner des longs discours sur le monde invisible et des longues théories relatives au côté mystique de la religion. Dans l’Église du Sud, au cours du temps, ce côté mystique a disparu en apparence, du moins en grand partie et à ne considérer que les traductions que possèdent les Européens. Les livres qui traitent de la partie plus mystique ne sont pas encore traduits et par suite, ne sont pas connus du public européen. Ce qui, pour celui-ci, constitue le Bouddhisme est un système de morale merveilleux exposé dans le plus beau et le plus poétique des langages ; les Européens constatent que cette doctrine morale s’allie à une rare libéralité d’esprit, à un appel constant à la raison, à un effort constant pour justifier et rendre intelligibles les fondements sur lesquels cette