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mais toutes les pièces, à travers l’obscurité grandissante, un feu dans lequel brûlent des parfums, — emblème du pouvoir purificateur et protecteur du Feu suprême.

Il nous faut maintenant examiner rapidement comment l’homme est envisagé, afin que nous puissions comprendre sa place dans la hiérarchie des Intelligences. Il a en lui, — comme tout ce qui existe, — les deux principes esprit et matière et il peut opter pour l’un ou l’autre. Toute l’éthique repose sur l’idée que l’homme se jettera du côté de la pureté, combattra pour la pureté, soutiendra la pureté. Il se peut que la seconde conception d’Angrô-Mainyush, qui fait de lui un ennemi, ait été une tentative pour stimuler l’homme à un conflit actif avec le mal, pour lui faire sentir qu’il livrait la bataille de « l’esprit du bien » contre « l’esprit du mal ». Prendre en toute chose activement parti pour la pureté est un devoir personnel. Le Zoroastrien doit conserver la pureté de la terre, la cultiver est accomplir un devoir religieux ; il doit accomplir tous les travaux de l’agriculture en les regardant comme un mode du service divin — car la terre a été créée pure par Ahûra-Mazdâ et doit être préservée de toute pollution. L’air