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traditions primitives : « Lorsque tu contemples un Feu sacré sans forme, qui brille d’une manière éblouissante, partout, à travers le monde, écoute la voix du Feu. » Lorsque parla Zarathushtra, il n’y avait d’abord pas de feu à côté de lui sur l’autel ; il y avait du bois de santal dont les morceaux répandaient leur odeur, il y avait des parfums, mais pas de feu. Tandis que le Prophète était là, debout, il tenait une baguette, — tout occultiste sait qu’une reproduction de cette baguette était employée dans les mystères, — dans laquelle brûlait le feu divin des sphères supérieures et autour de laquelle s’enroulaient, enlacés, les serpents de feu. Et comme il levait cette baguette, la dirigeant vers le ciel, voici qu’à travers l’espace infini, à travers la voûte du ciel bleu, les cieux éclatèrent en feu et des flammes légères voltigèrent de tous côtés ; fendant l’air, quelques-unes de ces flammes s’élancèrent et vinrent tomber à côté du Prophète sur l’autel qu’elles incendièrent. Et le feu vivant s’enroulant autour de lui, fit du Prophète une masse de flammes tandis qu’il prononçait les « paroles du feu » et proclamait les vérités éternelles. C’est ainsi que Zarathûshtra enseigna jadis. Et il composa les