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Upanishads, qui nous est si familier et, de même, cette triplicité explique les deux principes existant en l’Être suprême et émanant de lui, à côté d’un troisième qui vient compléter la trinité, — les deux premiers trop souvent conçus comme des principes opposés, ce qui a conduit à concevoir la doctrine zoroastrienne comme dualiste, en son essence tandis qu’elle est foncièrement moniste.

Mais, avant de nous arrêter à cette question, nous devons constater qu’il y avait, d’après l’ancienne doctrine, au delà et au-dessus d’Ahûra-Mazda, cet Un, cet Inconnaissable, ce « Temps illimité », que les orientalistes européens se refusent à reconnaître, ignorant les théories occultes. Ils prétendent que l’idée d'un temps illimité, lequel serait la source d’Ahura-Mazdâ repose sur un contresens grammatical et qu’il n’y faut pas voir (ce qui est, cependant) une forme sous laquelle on essaierait de présenter la vérité occulte de l’existence de l’Un, — inconnaissable aux facultés humaines. Mais bien qu’ils attaquent la théorie, ils en admettent l’antiquité et ils sont obligés de reconnaître aussi que les textes anciens sont d’accord avec la doctrine occulte. Les Grecs se prononcent