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Page:Bernard - Guide du skieur,1910.djvu/95

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GUIDE DU SKIEUR

partir assez tôt pour les couper avant 9 heures du matin, c’est-à-dire avant que le soleil ait fait sentir son action, les traverser à toute vitesse et à des distances égales à l’espace dangereux. On pourra encore, si l’on dispose d’une longueur de corde suffisante, avec plusieurs cordes nouées bout à bout, faire passer les skieurs, l’un après l’autre, en les encordant successivement et faisant maintenir la corde par les skieurs, restés en dehors de la zone dangereuse.

Si l’avalanche se produit pendant le passage, l’homme qui passe a quelques chances d’être retenu. Si les camarades doivent lâcher la corde pour ne pas être entraînés, la corde servira ensuite de fil conducteur pour retrouver l’homme enseveli et le dégager.

En cas de chute d’un skieur, s’arrêter si l’on est derrière le skieur tombé, ou si l’on est devant lui, quand il est le dernier, et l’aider à se relever.

En cas d’accident grave, faire arrêter le groupe et secourir le blessé.

Quand on a le choix entre deux itinéraires, l’un court, mais ci pentes rapides, et l’autre plus long, mais à pentes moyennes, choisir le second, parce qu’il est le plus sûr, et qu’il vaut mieux arriver en fournissant une course un peu plus longue que s’exposer à un accident, avalanche ou chute, ou à une simple rupture de ski, toujours difficile à réparer.

Suivre de préférence les fonds, toutes les fois qu’il n’y a pas danger d’avalanche sur leurs versants, car la