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Page:Bernard - Guide du skieur,1910.djvu/86

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des sauts de 20 à 40 mètres, comme on en cite dans les concours norvégiens.

Emploi du bâton.

Lorsque le skieur est familiarisé avec les divers exercices individuels sans bâton, il apprend à se servir du bâton pour se pousser en avant en terrain plat, à la montée, ou même à la descente (quand sa vitesse est trop ralentie par une neige collante), arrêter le recul sur une neige trop glissante, ou faciliter les virages à la descente, et freiner quand il se sent gagné par la vitesse ou veut s’arrêter rapidement. Il est essentiel que le skieur ne se serve du bâton qu’en cas de besoin, sinon il perd l’habitude de l’équilibre ou n’acquiert aucune souplesse.

Un bon skieur a toujours le bâton prêt, mais ne l’emploie qu’en cas de nécessité.

Le bâton est tenu indifféremment à gauche ou à droite, sauf pour les traversées des pentes et les virages où il est placé du côté de la pente ascendante ou du virage. Dans tous les cas, la pointe est en arrière du corps. Le skieur a la tendance, suivant qu’il est droitier ou gaucher, à prendre appui sur le bâton toujours du même côté. C’est une habitude contre laquelle il faut réagir, car elle peut être dangereuse, dans le passage des pentes. Si, dans ce cas, le bâton enfoncé dans la pente descendante vient à céder