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Page:Bernard - Guide du skieur,1910.djvu/61

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Les aliments les plus employés seront, avec le pain, les œufs, les succédanés du lait (fromage et beurre), la viande et les viandes blanches de préférence, le lard, le jambon, le saucisson, les conserves de viande et de poisson (thon, sardine, etc.), les pruneaux, les raisins secs, le chocolat, les biscuits secs, le sucre sous toutes ses formes, confiture, etc., même le sucre pur, qui est l’aliment de résistance par excellence.

« Les raffinés, dit le Manuel d’alpinisme avec Paul Matter, emportent dans les chalets des boîtes de légumes, haricots, petits pois, etc., qu’il suffit de tremper dans l’eau chaude pour avoir une nourriture végétale qui change des viandes de conserve. » Mais c’est là du raffinement et il faut savoir se borner.

Comme boissons, le skieur prendra, avec l’eau de source ou même de la neige fondue, du vin sucré, du café et surtout du thé fort, froid ou chaud, mais jamais d’alcool. Si nous avons prévu une fiole de cognac ou d’alcool de menthe dans le chargement du skieur, c’est à titre de remède pour le cas d’une défaillance ou encore d’une engelure, nécessitant des frictions. On ne saurait trop dire avec tous les hygiénistes : Mort à l’alcool, boisson !

L’absorption de teinture de kola sur quelques grains de sucre, ou de granulés de kola, sera réservée pour le coup de fouet nécessaire aux moments de grande fatigue.

Il faut enfin laisser, pour le choix des aliments et