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Page:Bernard - Guide du skieur,1910.djvu/38

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LE SKI ET SES ACCESSOIRES.

tres pour une largeur de ski de 7 à 8 centimètres, de manière à laisser les arêtes du ski nues. Il s’ajuste au ski au moyen d’un anneau, qui embrasse la pointe, d’une bride à hauteur de la hase de la spatule et de 2 courroies bouclées sur le ski, la courroie postérieure étant attachée suivant la longueur du frein, soit en avant, soit en arrière de la plaquette de dessous de pied[1]. La peau du phoque est cousue sur une sangle.

Ce frein coûte environ 6 francs (la paire) quand on le fait monter soi-même. Lorsque le frein est inutile, le skieur le porte enroulé autour du corps en guise de ceinture, ou roulé dans le sac.

Le frein en peau de phoque, cloué à demeure au ski, ralentit trop la vitesse aux descentes ou en terrain plat, sur neige collante ; il est trop vite usé.

  1. Ce frein ajustable peut aussi se placer soit vers l’arrière, soit sous le milieu du ski (fig. 16). On remplace dans ce dernier cas l’anneau de tête par une bride de fixation semblable à celle de la partie postérieure du frein. C’est le modèle que nous avons employé en 1904 et qui a été reproduit par M. le capitaine Rivas dans son Petit manuel du skieur. Après expérience, nous avons préféré celui qui est décrit ci-dessus, parce que, outre l’avantage d’une adaptation plus facile, il a celui d’agir plus rapidement, et de donner son maximum de rendement presque instantanément, avantage essentiel (pour un frein de dimension réduite) qui n’existe pas avec le frein médian. En effet l’action de celui-ci n’est complète que lorsque le ski a déjà fléchi par l’effet du recul. Le frein placé du coté du talon du ski agirait aussi bien que celui fixé entre la spatule et le milieu, mais sa mise en place est moins commode pour la plupart des skieurs.