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Page:Bernard - Guide du skieur,1910.djvu/16

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LE SKI ET SES ACCESSOIRES.

cave, qui se relève vers l’avant en pointe ogivale. Il porte près de son milieu un système d’attache composé d’une double bride, l’une verticale, appelée étrier antérieur, l’autre horizontale, étrier postérieur. Une plaquette, dite de dessous de pied, isole le ski de la chaussure.

Les dimensions du ski (longueur, largeur, épaisseur) sont variables, suivant la taille du skieur.

La longueur, qui, en Norvège, atteint jusqu’à 2 m. 50, se rapproche sensiblement de la taille du skieur tenant le bras levé ; mais, dans les montagnes, aux pentes très fortes comme les Alpes et pour des skieurs peu souples, il vaut mieux qu’elle lui soit un peu inférieure[1], en vue de l’exécution fréquente des demi-tours, qui est d’autant plus difficile que la pente est plus accentuée et le ski plus long. Les skieurs très exercés préfèrent, même en montagne, les skis étroits et longs.

La largeur est en fonction de la longueur et varie, au milieu de 6 à 8 centimètres (pour le ski moyen elle est de 7 cm. 5 et de 6 cm. 5 pour le ski de course), au talon de 7 à 9 centimètres et à la partie la plus large de la pointe dite spatule de 8 centimètres à près de 10 centimètres.

  1. C’est l’opinion exprimée par H. Durban-Hansen dans « Quelques notes sur le ski en France et l’usage du bâton ». Il dit : « En supposant que la longueur moyenne du ski norvégien soit 2 m. 28, le ski français devra être d’une longueur de 2 m. 20 ». (Voir la Montagne d’octobre 1908.)