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Page:Bernard - Guide du skieur,1910.djvu/118

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« 2° À la vapeur avec un gabarit ; le premier procédé est le plus simple et le plus facile à exécuter.

« Chez soi :

« 1° On établit un petit foyer en pierres ou en briques, de la longueur de deux briques et de la largeur d’une brique, ou bien l’on se sert d’un petit fourneau à charbon de bois en fer.

« On dispose à proximité de ce loyer un support quelconque pour le ski (banc, chevalet, luge, etc.) et tel, que la pointe à recourber vienne juste au-dessus du feu de charbon de bois, sans en être trop éloignée.

« Le ski est alors expose à l’action du feu, la surface de glissement étant tournée vers le haut. Sur la partie à recourber, on place un chiffon bien mouillé. On appuie solidement le ski sur son support avec la main gauche, de la droite on en saisit la pointe, et on la maintient recourbée vers le bas, jusqu’à ce que la courbure obtenue se conserve, en même temps qu’on déplace le chiffon mouillé alternativement en avant et en arrière.

« Afin d’obtenir une courbure bien régulière, on amène successivement les différentes parties à recourber, et en même temps le chiffon mouillé au-dessus du feu, de façon que son action se fasse sentir partout. Lorsqu’on a obtenu la courbure désirée, on enlève le chiffon mouillé et on laisse le ski sécher au-dessus du feu, en maintenant la pointe dans la position convenable, soit avec la main, soit autrement.