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Page:Bernard - Guide du skieur,1910.djvu/114

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tels que les croupes et les crêtes, le sol apparaît à nu.

Les routes qui relient les villages dans les vallées ne sont praticables au ski dans de bonnes condition que pendant les premiers jours qui suivent les chutes de neige, car les traîneaux ou les piétons les sillonnent bientôt et les rendent raboteuses.

Il faut tenir compte enfin des différences de constitution géologique et de latitude des diverses parties du massif alpestre.

Les changements de densité de neige, plus fréquents dans les Alpes qu’en Scandinavie, nécessitent donc une pratique du ski plus prudente et d’autant plus prudente que les pentes sont plus fortes. Le skieur alpin ne devra jamais, sauf sur des terrains exceptionnellement favorables et bien connus, se lancer à toute vitesse. Il devra être très familiarisé avec la descente ralentie en chasse-neige ou demi-chasse-neige, avec la pratique des virages qui permet l’exécution de la marche en lacets sans l’exécution du demi-tour à chaque lacet ou les arrêts brusques par le coup de Télémark ou de Christiania.

En résumé, il devra toujours être maître de sa vitesse, en faisant frein au besoin avec le bâton, et s’exercera même à bien tomber (sur le côté ou en arrière).

Quant à conserver pendant longtemps des vitesses de 40, 60, 80 kilomètres à l’heure, à la descente, et de 7 à 8 kilomètres à la montée, comme en citent certains comptes rendus de courses de skieurs-touristes, il ne saurait en être question. De bons skieurs chargés nor-