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Page:Bernard - Guide du skieur,1910.djvu/104

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Essoufflement et surménage. — Les accidents pour cause d'essoufflement et de surmenage sont généralement imputables au chef qui ne règle pas bien la marche ou l’allure du guide.

Tourmente. — On consultera le baromètre, avant le départ, et l'on renoncera à la course, s’il y a menace de mauvais temps. En cours de route, le chef skieur jettera de temps en temps un coup d’œil sur son baromètre.

Quelquefois la tourmente se déchaîne sur une colonne, avant que le chef ait pu ramener celle-ci en lieu sûr. Dans ce cas, le chef prendra les plus grandes précautions, fera serrer le plus possible les skieurs sur la tête, relayer souvent les hommes chargés d’ouvrir la trace, lancer des appels à la voix ou au sifflet de la tête à la queue ; il s’orientera à la boussole. Une énergie indomptable et une prudence toujours en éveil sont alors plus que jamais les qualités premières d’un chef skieur.

Les dangers les plus grands en haute montagne, pendant la tourmente, sont les erreurs de direction qui conduisent parfois vers des précipices, et les avalanches, dont on coupe les couloirs, à son insu, dans une formation serrée, imposée par la nécessité de ne pas se perdre de vue. Les skieurs conservent cependant un avantage considérable sur le piéton ou le raquettiste. Grâce à leur vitesse, ils peuvent fuir devant la tourmente, se dégager assez vite, et se réfu-