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Page:Bernanos - Sous le soleil de Satan, tome 2, 1926.djvu/216

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SOUS LE SOLEIL DE SATAN

(Le visage du bonhomme exprimait une stupéfaction profonde.)

— Notre curé n’est point là, dit-il.

— Par exemple ! s’écria Sabiroux, d’une voix dont l’écho roula longtemps sous les voûtes.

Il croisait les bras, révolté.

— Soyons sérieux ! reprit-il… Êtes-vous si sûr que ?…

— J’ai tout visité, répondit Ladislas, coin par coin. Je pensais bien le trouver à la chapelle des Anges ; il y va chaque jour, après souper, dans un petit coin qu’il faut connaître… Mais ni là, ni ailleurs… J’ai fouillé jusqu’à la tribune, ainsi…

— Mais que supposez-vous ? intervint Gambillet. Un homme ne se perd pas, que diable !

Le futur chanoine approuva d’un signe de tête.

— Pour moi, dit Ladislas, M. le curé a pu sortir par la sacristie, gagner la route de Verneuil, jusqu’au calvaire du Roû. C’est une promenade qu’il aime à faire, la nuit tombante, en récitant son chapelet.

— Ah ! Ah ! soupira bruyamment le docteur de Chavranches.