Ouvrir le menu principal

Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/93

Cette page n’a pas encore été corrigée


Le prélat se retourna, tout confus, et vit un homme en uniforme qui le saluait respectueusement.

— Ah ! capitaine ! dit le P. Jervis. C’est vous qui allez nous faire traverser le détroit ?

— Eh ! oui, mon père ! Je suis de service tous les jours, cette semaine.

— Je ne parviens pas à comprendre… commença monsignor.

Mais une discrète poussée du P. Jervis l’arrêta. Le capitaine, cependant, avait entendu le début delà question, et lui avait attribué un sens tout différent.

— Que voulez-vous, monsignor, dit-il, il faut bien faire son métier ! Toute cette semaine, c’est le Saint-Michel qui est de service ; la semaine suivante, c’est le Saint-Gabriel ; et ainsi de suite.

— Comment ?

— Oui, au fait, se hâta de reprendre le P. Jervis, comment donc est venue l’idée de dédier les vaisseaux aux archanges ? J’ai oublié.

— Oh ! mon père, cela est de l’histoire ancienne pour moi, dit le capitaine. Mais excusez-moi, je crois qu’on m’appelle !

Il s’inclina de nouveau, et s’éloigna rapidement.

— De sorte que ces vaisseaux aériens s’appellent de noms d’archanges ? demanda monsignor à son compagnon.

— Mais oui, répondit le P. Jervis, on aime beaucoup tous les noms de ce genre. Quoi de plus na-