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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/89

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commodément. Tout à fait au centre du pont, une barrière basse protégeait l’issue d’un escalier ; et les deux hommes allèrent se poster auprès de cette espèce de puits.

— Ceci, voyez-vous, est un modèle tout nouveau ! dit en souriant le P. Jervis. Il y a quelques mois, tout au plus, qu’on l’emploie.

— Oui, je vous en prie, dites-moi tout ! demanda monsignor.

— Eh ! bien, regardez par là, au bas du second escalier ! Les marches que voici conduisent au pont de la seconde classe, et celles qui suivent aboutissent aux appareils du navire. Voyez-vous cette tête d’homme, en pleine lumière, juste au-dessous de nous ? C’est le premier ingénieur. Assis dans un compartiment de verre, il peut observer les alentours dans tous les sens. Les machines se trouvent juste en face de lui, et le…

— Un moment, s’il vous plaît ! Par quelle force est mû le navire ? Est-ce que c’est ici le système du plus léger que l’air ?

— Voyez-vous, toute la coque extérieure du navire est creuse. Chacun des objets que vous apercevez ici, même les fauteuils et les tables, tout cela est fait d’un métal que vous connaissez certainement, l’aérolite. Cela est mince comme du papier, et plus solide que l’acier. Or donc, c’est la coque du navire qui lient lieu de l’ancien ballon. La sécurité, également, est beaucoup plus grande : car le navire est partagé par des cloisons automatiques en une