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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/82

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— Mais certainement, Éminence. ! Et monsignor Lui-même pourra regarder, s’il lui plaît. Lorsque le cardinal et le P. Jervis eurent fini leur inspection de l’intérieur de la boîte, le médecin montra celle-ci au malade.

— Prenez bien garde à ce bouton, s’il vous plaît ! Voilà ! mettez vos yeux là-dessus !

Au centre de la boîte, abrité par une petite plaque de verre, apparaissait un globe lumineux. Ce globe semblait tinté de couleurs légèrement changeantes, où dominait un bleu grisâtre ; mais, presque à la manière d’une pulsation, on y voyait paraître de temps à autre, et puis s’effacer, une autre couleur, d’un rouge pâle.

— Qu’est-ce que c’est que cela ? demanda monsignor, en relevant la tête.

— Cela, mon cher monsignor, expliqua complaisamment le médecin, c’est un reflet de votre état psychique. L’instrument est d’une simplicité extrême, tout en étant naturellement très délicat à manier. Il a été découvert…

— Cela a-t-il quelque rapport avec le magnétisme ?

— En effet, c’est ainsi que l’on disait autrefois ! Il va sans dire que toute perturbation mentale a son contre-coup matériel, et voilà comment il se fait que nous sommes à même de l’observer matériellement ! L’instrument a été découvert par un moine, comme tant d’autres.

— Mais cela est merveilleux !