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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/76

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— Mon cher monsignor ! dit-il à Masterman, en saisissant sa main avec un mélange de bonté et de fermeté.

— Éminence,… je ne… balbutia le prélat.

— Allons, allons ! pas un mot avant de m’avoir entendu ! Notre bon P. Jervis m’a tout raconté. Venez vous asseoir là !

Il lui désigna un fauteuil près de la cheminée, l’y fit asseoir, et s’assit en face de lui, de l’autre côté du foyer. Le vieux prêtre resta debout.

— Écoutez bien les diverses choses que j’ai à vous dire ! reprit en souriant le cardinal. Et, tout d’abord, je commence par vous donner un ordre, au nom de la sainte obéissance. En compagnie du P. Jervis, si seulement le médecin vous le permet, vous allez partir pour un petit tour d’Europe, par l’aérien de minuit !

— L’aé… ?

— L’aérien ! dit le cardinal. Cela vous fera du bien. Le P. Jervis prendra sur soi toutes les responsabilités matérielles et vous n’aurez absolument aucun souci à vous faire, de ce côté-là. Je vais télégraphier à Versailles en mon propre nom, et deux de mes serviteurs vous accompagneront. Vous n’aurez, en somme, rien d’autre à faire que de recouvrer la santé. J’ajoute que votre présence là-bas est indispensable. Au reste, je suis absolument certain que tout se passera le mieux du monde. Mon bon père Jervis, voudriez-vous prier le docteur de venir un moment ici ?