Ouvrir le menu principal

Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/72

Cette page n’a pas encore été corrigée


— Tout cela me fait l’effet d’un rêve monstrueux ! dit-il.

— Ne croyez-vous pas que je ferais mieux de remettre à plus tard… ?

— Non, continuez ! Je ne demande qu’un résumé très général. Dites-moi encore : qu’est devenu l’Orient ?

— Oh ! les vieilles superstitions y subsistent encore par endroits, mais leur fin n’est plus qu’une question de temps.

— Et ainsi, murmura monsignor, ainsi l’ensemble du monde peut être considéré comme chrétien ?

Le vieux prêtre sourit.

— Oui, mais il ne faut pas oublier l’Allemagne il y a de grandes forces en Allemagne. C’est là que réside le danger. Et puis, il ne faut pas oublier, non plus, que le monde nouveau n’a pas encore fait choix d’un arbitre universel, tel que le souhaiteraient tous les esprits raisonnables. Le particularisme conserve encore des racines profondes ; et il n’est nullement certain que nous ne verrons pas se produire, d’un jour à l’autre, une terrible guerre européenne.

— Et cet arbitre universel…

— Oui, nous travaillons tous à faire reconnaître le Souverain Pontife comme arbitre universel un pou de la même manière qu’il l’était dans l’Europe du moyen âge. Naturellement, dès le jour où les souverains consentiront à admettre solennelle-