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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/68

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— Je veux dire qu’aucun serment religieux n’est exigé des fonctionnaires, et que nos évêques et abbés n’ont pas encore de sièges réservés au Parlement.

— Et comment se font les élections ?

— Oh ! de ce côté, rien n’a changé depuis la loi qui, aux environs de 1918, admettait les femmes aux mêmes droits que les hommes. Naturellement, le droit de vote est entouré de maintes garanties. Sur cent personnes adultes, c’est à peine s’il y en a deux qui ont le droit de voter. D’où résulte que nous sommes gouvernés par des personnes instruites, et sachant ce qu’elles font.

— Arrêtez ! El y a-t-il encore une monarchie ?

— Mais certainement ! C’est Edouard IX, — un tout jeune homme, — qui est à présent sur le trône.

— Continuez, je vous prie !

— Donc, le christianisme a repris son pouvoir. Naturellement, il reste encore des infidèles, qui écrivent parfois des lettres aux journaux, tiennent des meetings, et ainsi de suite. Mais, en pratique, ils ne comptent pas. Pour ce qui est des biens d’Église, on peut dire que tous nos biens de jadis nous ont été rendus : j’entends pour ce qui est des édifices religieux, et aussi des revenus. Toutes les cathédrales sont à nous, ainsi que tontes les églises paroissial construites avant la Réforme, et aussi toutes les autres églises dans les paroisses où il n’y a pas eu de résistance protestante organisée.