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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/66

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man, quelques instants plus tard, en rentrant dans sa chambre avec le P. Jervis.

— Oh ! certainement, Manners explique fort bien les choses ! répondit en souriant le vieux prêtre. Je suis sûr que tout le monde a eu plaisir à l’entendre. Mais aussi, songez qu’il a passé vingt ans de sa vie à étudier ces questions historiques, et…

— Non, reprit l’autre, ce n’est pas à ce point de vue que je me plaçais. Ci qui, pour moi, est absolument étonnant, c’est que tout ce qu’il nous a dit ne soit pas un rêve ou une prophétie, mais bien une relation authentique des faits. Serait-il vraiment possible, dites-moi, que le monde entier fût redevenu chrétien ?

Le vieux prêtre le regarda avec un peu d’inquiétude.

— Monsignor, est-ce que décidément votre mémoire… ?

Le prélat fit un geste d’impatience.

— Mon père, reprit-il, c’est exactement comme je vous l’ai dit tout à l’heure, avant de descendre. Je vous promets de vous prévenir, si ma mémoire me revient. Mais à présent, je ne sais absolument rien. J’avais simplement l’idée, je ne sais de quelle manière, que le christianisme était en train de disparaître du monde, que la plupart des hommes de pensée avaient tout à fait cessé d’y croire : et maintenant voici que j’apprends que c’est tout juste le contraire ! Je vous en prie, traitez-moi comme si