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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/62

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serait fatalement ainsi. Les retraites de vieillesse et l’assistance d’État, à leur tour, ont commencé à être considérées comme une marque de honte, pour cette simple cause que l’indignité ne consiste nullement dans le fait de recevoir un secours, mais bien dans les motifs qui font accorder ce secours, et dans la position qui en résulte pour le secourant et le secouru. L’État ne peut donner des secours que pour des motifs économiques : tandis que l’Église les donne pour l’amour de Dieu, et que l’amour de Dieu n’a jamais endommagé la dignité de personne. Eh ! bien, vous savez comment tout cela a fini. L’Église s’est présentée, une fois de plus, et, sous certaines conditions, a offert de délivrer entièrement l’État de ce pesant fardeau. D’où sont sortis deux résultats : en premier lieu, tous les griefs des pauvres se sont évanouis ; et, en second lieu, toute la population pauvre de l’Angleterre, en l’espace d’une dizaine d’années, s’est imprégnée de sympathies, sinon de croyances, catholiques. Et cependant tout cela n’était rien qu’un retour à l’ancien état de choses, mais un retour rendu absolument nécessaire par l’échec de toute tentative pour substituer une méthode humaine aux méthodes divines.

« Et maintenant, jetons un coup d’œil sur l’ensemble de la situation !

« Le socialiste n’envisageait que les droits de la société ; l’anarchiste ne voulait voir que ceux de l’individu. Comment les réconcilier ? Ici encore,