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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/55

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de ces sciences, et jetons un coup d’œil sur leur évolution !

« Prenons, en premier lieu, la psychologie. Dès la fin même du dix-neuvième siècle, on avait commencé à comprendre que, derrière la simple matière, une force inexplicable était à l’œuvre. Cette force avait reçu différents noms : on l’avait appelée notamment le « moi subliminal », pour la distinguer de notre « moi conscient » ; et c’était elle qui avait donné naissance à toute espèce de superstitions absurdes, telles que les doctrines des deux sectes, aujourd’hui heureusement éteintes, des théosophes et des scientistes chrétiens. Mais, de proche en proche, tout le monde avait eu l’impression que l’Église avait déjà étudié les manifestations de cette force, depuis près de 2000 ans, et que, par suite, une Institution qui avait observé les faits avec une précision positivement incomparable avait aussi quelque chance d’en avoir donné une explication méritant tout au moins d’être considérée. De plus, on avait commencé à voir ce que nous voyons tous aujourd’hui de la façon la plus immédiate : à savoir, que la religion apportait à la solution de l’énigme des choses certains éléments qu’elle était seule à pouvoir apporter, tout de même que, par exemple, ce que le jargon scientifique d’alors se plaisait à appeler la « suggestion religieuse » se trouvait eu état d’obtenir des résultats impossibles à obtenir par la « suggestion » ordinaire. Enfin les recherches psychologiques