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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/54

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civilisé, comme elle l’avait été cinq siècles auparavant !

« Et tout d’abord il convient de noter que, dès le début de notre siècle, la pensée populaire, en Angleterre comme ailleurs, avait consenti à reconnaître que, si le christianisme était vrai, d’une vérité réelle et positive, sa seule incarnation possible était l’Église catholique. Non seulement cela était admis par les agnostiques les plus résolus, mais la chrétienté populaire elle-même commençait à se tourner vers cette voie. Naturellement, comme vous pouvez bien le penser, il y avait encore des survivances et des réactions. En Angleterre, par exemple, il y avait un petit groupe de chrétiens appelés anglicans, qui s’efforçaient de maintenir une vue différente ; et puis il y avait ce mouvement éphémère, appelé modernisme, qui occupait encore une troisième position. Mais, par-dessous toutes ces petites résistances, le mouvement était bien celui que je vous ai dit. De plus en plus, le monde civilisé comprenait que l’unique choix devait être entre l’Église catholique ou rien du tout. Et, pendant quelques années, il a semblé humainement possible que la solution adoptée fût en faveur de rien du tout.

« Mais j’arrive maintenant aux causes de ce que j’appellerai la Renaissance de l’Esprit divin. D’un seul mot, je pourrais dire que toutes ces causes se réduisent à une seule : l’accord nouveau des sciences. Aussi bien, prenons rapidement chacune