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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/47

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CHAPITRE II


I

— Je serai ravi, monsignor, dit l’homme d’État au maigre visage plein d’intelligence, je serai ravi de pouvoir vous faciliter la compréhension de mon livre en vous résumant à grands traits la série de ce qui m’apparaît être les étapes dominantes de l’évolution de notre vingtième siècle.

Un profond silence tomba sur toute la grande table.

En vérité, songeait intérieurement Mgr Masterman,

c’était chose merveilleuse que tout, jusque-là, se fût passé sans l’ombre d’un accroc, ainsi que l’avait d’ailleurs annoncé le bon P. Jervis ! Aussi bien ses yeux, pendant le repas, avaient-ils rencontré plus d’une fois ceux du vieux prêtre, fixés sur lui avec un sourire d’approbation satisfaite.

Pendant une bonne demi-heure, avant le déjeuner, le P. Jervis était venu causer avec lui, afin de le préparer à son rôle de président de la table. Les deux amis avaient examiné avec grand soin la situation et le caractère des principaux convives, —