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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/43

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vis s’empressa de la ramasser, et, dès qu’il y eut jeté les yeux :

— Tenez, dit-il, vous étiez en train de prendre des notes précisément sur cette période de 1920, sans doute afin de pouvoir en causer avec Manners. C’est une période qu’il connaît mieux que personne au monde. Il l’appelle la « crête de la vague ». Tout ce qui arrive aujourd’hui, à l’entendre, date de cette période-là.

— Mon père, je ne comprends pas un mot…

— Écoutez, monsignor, interrompit le vieux prêtre, voici un merveilleux sujet de conversation, pour notre déjeuner ! Arrangez-vous seulement pour amener Manners sur ce terrain, et vous n’aurez plus à vous soucier de rien ! Il adore la conférence, et il parle tout à fait comme un livre. Dites-lui que vous êtes en train de lire son Histoire, et que vous désireriez en avoir un résumé à vol d’oiseau !

Monsignor eut un geste d’adhésion.

— Ma foi, oui, dit-il, c’est ce que je vais faire ! D’un seul coup, j’apprendrai bien des choses précieuses.

— N’est-ce pas que voilà une excellente idée ? Et maintenant, monsignor, il faut que je m’en aille ! Examinez bien le contenu de votre chambre, peut-être cela vous aidera-t-il à ressaisir votre mémoire Je serai de retour dans dix minutes, et j’aurai encore le temps, avant le déjeuner, de vous donner toutes les explications nécessaires sur les autres