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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/41

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delà il apercevait la longue nef de la cathédrale.

— Je connais ceci ! dit-il.

— Mais naturellement, vous le connaissez, mon cher monsignor ! répondit le P. Jervis, d’une voix rassurante. Et maintenant, suivez-moi ! Saluez toutes les personnes qui vous salueront, mais sans dire un mot !

Ils franchirent ensemble la porte d’entrée, que gardaient deux serviteurs en livrée, pénétrèrent dans un ascenseur qui les conduisit au second étage. Là, le vieux prêtre prit les devants, et, après avoir fait traversera son compagnon un large corridor, le fit entrer dans une grande chambre claire et plaisante, donnant sur la rue, avec une seconde porte qui paraissait communiquer avec une chambre à coucher. Fort heureusement, ils n’avaient rencontré personne en chemin.

— Nous voici arrivés ! dit gaiement le P. Jervis. Et à présent, monsignor, savez-vous où vous êtes ?

Mais l’autre homme, de nouveau, secoua tristement la tête.

— Allons, allons, essayez de vous rappeler ! Ceci est votre cabinet de travail ! Regardez votre bureau, monsignor ! Tous les jours vous y passez plusieurs heures.

L’autre regarda, ainsi qu’il lui était ordonné, d’un regard à la fois curieux et vague. Une lettre à demi écrite, et qui très certainement était écrite de sa propre main, s’étalait sur un buvard : mais le nom de son correspondant n’avait aucune signi-