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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/37

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— Que faites-vous, mon père ? et qui allez-vous voir ?

— Je vais porter ces papiers, de votre part, au prieur… au prieur de Westminster. Le père abbé n’est pas encore installé. Il n’y a encore qu’un petit nombre de moines.

— De moines ? Le père abbé ?

Le vieillard le regarda de nouveau dans les yeux.

— Mais oui, répondit-il tranquillement. L’abbaye a été rendue aux bénédictins l’année dernière, mais ils n’en ont pas encore pris possession solennellement. Et ces papiers concernent, précisément, la grave question des rapports entre séculiers et réguliers. Mais je vous expliquerai cela plus tard. Il faut à présent que je monte auprès du prieur, tandis que vous allez rester assis à m’attendre. Et d’abord, dites-moi encore une fois : quel est votre nom ? Qui êtes-vous ?

— Je… je suis monsignor Masterman… secrétaire du cardinal Bellairs.

Le vieux prêtre sourit, tout en se relevant pour descendre.

— Voilà qui est parfait ! dit-il. Et maintenant, monsignor, ayez l’obligeance de rester assis en repos, jusqu’à ce que je revienne !

III

Il était assis dans le coin de la voiture, les yeux fermés, immobile, perdu dans des réflexions sans fin.